{"id":3997,"date":"2018-06-06T10:38:42","date_gmt":"2018-06-06T08:38:42","guid":{"rendered":"https:\/\/lyceemauriac.fr\/?p=3997"},"modified":"2018-06-06T10:38:42","modified_gmt":"2018-06-06T08:38:42","slug":"coup-double-pour-double-vitrage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lyceemauriac.fr\/index.php\/2018\/06\/06\/coup-double-pour-double-vitrage\/","title":{"rendered":"Coup double pour Double Vitrage"},"content":{"rendered":"<p>Deux hommes, un duo. Deux joueurs, une \u00e9quipe. Deux virtuoses, un chef d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Raphael Bonzi et Lucas Sorin, les deux lamelles saillantes du Team Double Vitrage.<\/p>\n<p>En arrivant sur le lieu de l\u2019ar\u00e8ne, leurs larges sacs de sport attiraient d\u00e9j\u00e0 tous les regards et concentraient toutes les interrogations. Pourtant, il \u00e9tait \u00e9vident que nous avions affaire \u00e0 des experts. Leur s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 cachait les multiples d\u00e9tails de leur minutieuse pr\u00e9paration. En effet, ils avaient pr\u00eat\u00e9 une attention toute particuli\u00e8re aux gains marginaux, cl\u00e9s de la r\u00e9ussite au haut-niveau. Leur professionnalit\u00e9 a nettement contrast\u00e9 avec l\u2019amateurisme de leurs adversaires, englu\u00e9s dans une absence totale d\u2019entrainement pr\u00e9alable. De la tenue d\u2019\u00e9chauffement aux claquettes-chaussettes en passant par les poignets \u00e9ponges, les deux champions ont d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019une partie du match se jouait d\u00e9j\u00e0 avant l\u2019\u00e9v\u00e8nement.<\/p>\n<p>Lorsque l\u2019hymne officiel de la Ligue des Champions a retentit, leurs regards en disaient d\u00e9j\u00e0 long sur leur d\u00e9termination. Le Team Double Vitrage \u00e9tait galvanis\u00e9 par le morceau compos\u00e9 par Tony Britten et exalt\u00e9 par un public en transe venu en masse pour assister au r\u00e9cital des maestros. Rien ne pouvait arriver aux deux comp\u00e8res. Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9crasante pression qui pesait sur leurs \u00e9paules, les deux hommes n\u2019ont jamais faibli. Leur premi\u00e8re rencontre n\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019une mise en bouche, au regard de l\u2019immense diff\u00e9rence de niveau qui s\u00e9parait les deux \u00e9quipes. 10-2 en une dizaine de minutes, les deux cracks pouvaient d\u00e9j\u00e0 se concentrer sur la manche suivante, ultime barri\u00e8re sectionnant l\u2019autoroute du succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Aux alentours de 12h50, le moment fatidique arriva enfin. Des ann\u00e9es de travail acharn\u00e9 allaient \u00eatre mises \u00e0 l\u2019\u00e9preuve en quelques minutes. La r\u00e9compense ou la d\u00e9ception, telles \u00e9taient les deux issues qui s\u2019offraient au Team Double Vitrage. Pourtant, aucune marque d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 n\u2019apparut sur le visage des deux conqu\u00e9rants. Il n\u2019y eut de signe de stress. Il n\u2019y eut de d\u00e9clarations peu assur\u00e9es. Il n\u2019y eut de mouvement de panique. Non, rien de tout cela, seulement calme et concentration. Leurs nerfs \u00e9taient solides, leurs poignets brulaient, leur vue \u00e9tait fix\u00e9e sur le rectangle d\u2019herbe. La foule sentit l\u2019importance des quelques secondes suivant le coup d\u2019envoi, et elle stimula avec une puissante ardeur les deux h\u00e9ros du jour. L\u2019enceinte se remplissait encore et encerclait d\u00e9sormais le terrain, de fa\u00e7on \u00e0 ce que les deux virtuoses soient plac\u00e9s dans une atmosph\u00e8re \u00e9ruptive.<\/p>\n<p>Et ils ne furent pas d\u00e9cevants. Loin de l\u00e0, leur entame prudente leur permit de prendre peu \u00e0 peu un ascendant psychologique sur leurs concurrents, qui se traduisit par une accentuation de la fr\u00e9quence des buts en leur faveur. Le score d\u00e9filait en faveur des deux ma\u00eetres, au cours d\u2019un affrontement de tr\u00e8s haut niveau, o\u00f9 les techniques compliqu\u00e9es \u00e9taient devenues banales et o\u00f9 les combinaisons alambiqu\u00e9es \u00e9taient devenues habituelles. Il y eut bien un moment de flottement \u00e0 la mi-match, o\u00f9 le besoin d\u2019une mi-temps se fit ressentir pour Raphael, mais le Team Double Vitrage a su profiter de ce l\u00e9ger temps faible pour r\u00e9cup\u00e9rer et attaquer de plus belle. Les derni\u00e8res minutes de cette somptueuse finale tourn\u00e8rent au massacre, le bruit sec de la balle sur le fer devint une m\u00e9lodie r\u00e9p\u00e9titive. Les hurlements de la foule \u00e9taient lib\u00e9r\u00e9s en fr\u00e9quence.<\/p>\n<p>Alors, quand fut venue l\u2019heure de la balle de match, les hola s\u2019enchain\u00e8rent pour repr\u00e9senter la vague du succ\u00e8s d\u00e9filant sur le stade, qui allait bient\u00f4t submerger les deux vedettes. Ce fut le souffle court, le c\u0153ur battant et le regard fig\u00e9 que nous avons assist\u00e9 \u00e0 ces derniers moments. Chaque occasion \u00e9tait l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019une cons\u00e9cration. Et enfin, la d\u00e9livrance arriva. 10-1\u00a0! Ils l\u2019avaient fait\u00a0! lls \u00e9taient champions\u00a0! Champions du lyc\u00e9e Fran\u00e7ois Mauriac, champions de l\u2019Entre deux Mers\u00a0! La foule en d\u00e9lire saluait leur performance exceptionnelle\u00a0! Elle les applaudit vivement lorsque les deux virtuoses eurent l\u2019occasion de soulever fi\u00e8rement la coupe aux grandes oreilles, symbolisant leur r\u00e8gne souverain sur le baby-foot girondin. Et comme leur r\u00e9compense ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 ce prix symbolique, la route du succ\u00e8s les m\u00e8nera \u00e0 Marmande au d\u00e9but du mois de juillet.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Jean-Guillaume Langrognet, depuis le chaudron de la MDL<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux hommes, un duo. Deux joueurs, une \u00e9quipe. Deux virtuoses, un chef d\u2019\u0153uvre. Raphael Bonzi et Lucas Sorin, les deux lamelles saillantes du Team Double Vitrage. En arrivant sur le lieu de l\u2019ar\u00e8ne, leurs larges sacs de sport attiraient d\u00e9j\u00e0 tous les regards et concentraient toutes les interrogations. 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